• Le petit banc

    Le chemin qui menait à la petite butte avait été éreintant. Pas que le dénivelé fut si important, mais le soleil de cette fin de matinée de juillet était sans pitié pour cette première randonnée des vacances. La vallée, vue de là haut, offrait un paysage sublime. Elle l’invita à venir la rejoindre sur le petit banc qui avait été installé là pour le plaisir de leurs yeux. Il s’assit près d’elle et lui prit la main. Claire détaillait en riant les petits villages qui ponctuaient la vallée. Antoine, lui, n’arrivait pas à détacher son regard des tâches de rousseur qui dessinaient une douce mélodie sur les joues de Claire. Elle rayonnait dans le soleil.


    Cela faisait maintenant quelques mois qu’ils s’étaient rencontrés au hasard d’une soirée chez des amis communs. Ils s’étaient immédiatement sentis proches l’un de l’autre. Mais il avait encore fallu quelques mois avant que la timidité d’Antoine ne cède place à un premier baiser, suivi d’une première nuit torride qui les avait abandonnés couchés dans les bras l’un de l’autre au petit matin, des paillettes plein les yeux.

    Leurs regards se croisèrent. Elle tendit son visage vers lui en fermant les yeux. Il l’embrassa tendrement en lui caressant les cheveux. Antoine ne commençait jamais le premier, il attendait à chaque fois qu’elle soit à l’initiative du premier pas. Ce n’était pas sans déplaire à Claire. Elle adorait anticiper les envies de son amant. Abuser de sa patience. Jouer les provocatrices pour ensuite le faire attendre jusqu’à ce qu’elle puisse deviner sans équivoque la bosse de son sexe durcissant qu’il n’arrivait pas à dissimuler sous le tissu tendu de son pantalon.

    Claire lui glissa une main entre les cuisses. Puis remontant vers son entrejambes, elle lui défit la braguette et déboutonna son jean. Il protesta que quelqu’un pouvait les surprendre, que le lieu devait être plutôt fréquenté un Dimanche à cette heure là. Pour toute réponse, elle extirpa triomphante le sexe dru de son ami, puis, se penchant lentement en avant afin qu’il puisse contempler l’intérieur de son décolleté, elle le prit dans la bouche.

    Antoine, dans le fond, adorait le côté libéré de son amie. Elle lui semblait n’avoir aucune limite. Seul, il n’aurait jamais osé certaines des choses qu’elles lui proposait. Mais elle savait le mettre en confiance, l’attirer dans ses fantasmes, et à chaque fois le forcer à se dépasser. Ça la faisait rire de le voir improviser, un peu désemparé, dans ces moments là.

    Elle se releva, l’embrassa, la bouche pleine du goût et de l’odeur de sa verge, lui prit la main, puis la glissa sous ses jupes, entre les cuisses…

    Le soleil, radieux, inondait la petite vallée de sa chaleur douce et moite… 

    « Bain de soleilLe fil d'Ariane »
    Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    Tags Tags : , , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :